Isère

vendredi 23 juin 2017

Bourg d’Arud (38700)

Muraillette
Tête de la Muraillette (3019 m.)

Calvaire du Centenaire

Montée vers la Muraillette

Implantation de la croix et sa bénédiction
Messe
Renouvellement des promesses...

La Tronche (38700)

Tombe de Marianne Cohn, Eclaireuse Israélite de France, croix de Guerre 1945
elle sauva plus de 200 enfants, avant d’être fusillée à 22 ans.

Un jardin portant son nom a été inauguré par F. Mitterrand à Jérusalem en 1982, ainsi qu’une école à Berlin, Tempelhoff, et une rue - voir ci-dessous - à Ville la Grand (74100).

Sablons (38550)

Rue César Geoffray
Rue César Geoffray

Musicien, compositeur, fondateur de la Chorale Interfédérale du Scoutisme Français et du mouvement des chorales mixtes « A Cœur Joie ».

Âgé de quarante ans, il décida en 1942 de prononcer à la fois sa Promesse et de faire son Départ devant la primatiale St. Jean de Lyon.

Bourg d’Oisans (38520)

Croix scoute Chaine de Belledonne
A 18 km au nord

Chaine de Belledonne

Montagne des Sept Laux

Croix Scout de France avec lys en fer forgé sur la falaise nord de la D. 526

A mi-chemin entre le Rivier-d’Allemont et le Barrage de Grand Maison

En souvenir de Marcel Raffin, mort accidentellement en montagne le 26/07/1941

Massif de la Chartreuse (38)

Croix au sommet du Petit Som
Col de la Ruchère, au sommet du Petit Som

Croix en bois érigée par les Scouts de France et restaurée (en 1999) par les Chartreux et le Groupe SDF N.D. de La Tour du Pin.

(photo et carte d’accès au « Mémorial de Riaumont »)

Seyssel (38200)

Calvaire avec croix potencée élevé par la patrouille du Castor de la 5ème Lyon, à la mémoire de Pierre-Louis Gérin, Commissaire national à la branche Éclaireurs des Scouts de France (1940), disparu en mer le 9 Janvier 1942.

Bibliographie et sources concernant Pierre-Louis Gerin :

  • Article d’Eugène Dary et du père Forestier dans « Scout » de Février 1942 (N°171)
  • Article de J.P.Alouis dans « La Route » de Février 1942.
  • Reprises d’articles dans le « Palba » à la date du 30 mars 1943.
  • Conversation enregistrée en 1983 avec Pierre Péroni, professeur d’Université, ancien de l’équipe « Rose des Vents » au Q.G. chargé des relations avec les Britanniques.
  • Pierre Joubert, « Souvenirs en vrac », éditions Universitaires, 1986.

disponibles au Laboratoire Scout de Riaumont

Extraits du livre de Louis Fontaine :« Mémoire du scoutisme » ( p.200-201) :

Né en 1913, il entra jeune chez les SDF à Châtellerault où il fut premier C.P. à 15 ans. Monté à Paris en 1930 pour des études d’architecture, il rejoint la 14e Paris dont le scoutmestre n’est autre que l’illustrateur et déjà célèbre Pierre Joubert. Compte tenu de son âge, on lui confie une patrouille de garçons un peu plus âgés .

Quand en 1933, Pierre Joubert part pour le service militaire, il le remplace comme scoutmestre de la 14e Paris. Il se découvre une passion pour sa troupe d’éclaireurs et une vocation d’entraîneur. Tous ses scouts subissent son influence personnelle qui est très forte. Il crée une Haute Patrouille, dont il est l’âme, et lance le slogan : « Les C.P. en action ». Utilisant les ressources du métier qu’il prépare, il peaufine la façon d’organiser et de décorer un local scout qui prend alors déjà le nom de « manoir ». Quand Pierre Joubert revient de l’Armée en 1935, et reprend pendant un an la direction de sa troupe, Pierre-Louis s’occupe alors de la troupe aînée

Il travaille aussi son idée de manoir et en prépare les grandes lignes pour un ouvrage futur dont il demande les illustrations à Pierre Joubert. Il excelle encore à faire jouer des jeux scéniques soudant ainsi la cohésion de sa troupe. Dans le style de l’époque cher à Léon Chancerel, il donne le « Jeu d’Escarmador » devant les autres unités parisiennes. En 1936, il suit le 31ème Cours de Chamarande dans la patrouille du Faucon où il rencontre Jean-Pierre Alouis (voir article de « Mémoire du scoutisme » à ce nom) , lui qui sera son successeur au QG, avant de mourir lui aussi le 25 août 1945 à la Libération de Paris...

En 1937, il fonde la 151ème Paris, troupe « Sire de Joinville » où il gardera pendant 4 ans la même équipe. A son arrivée les C.P. étaient très jeunes, entre 12 et 13 ans, ils en auront 16 à la déclaration de guerre ! A cette époque, P-L. Gérin vit seul à Paris, il fait de sa chambre qui, est aussi son atelier d’architecture et de décoration, et suffisamment grande, un second manoir où les garçons de sa troupe aiment se donner rendez-vous. Il semble que sa 151ème soit devenue sa vraie famille !

Un autre trait dominant de la vie de la 151ème est la virilité et la passion du jeu, car on y joue dur ! Ce sont souvent de grandes aventures sensationnelles où l’on est sans merci pour le faible en technique, le peureux, le fatigué, celui qui manque d’audace.

Tant de qualités attirent sur ce « Castor » les yeux du Q.G. Bientôt il est sollicité pour tenir deux rubriques dans « Scout », celle du « Manoir », bien évidemment, dont le nom a conquis l’ensemble du mouvement, et celle du « 8e de patrouille » ! Il publie alors, en 1938, son ouvrage « Beau Manoir » avec Pierre Joubert. Ce livre sera jusqu’en 1955 et la création des « Bases », le repère du bon goût et de la décoration des locaux scouts. La même année, il devient Commissaire Éclaireurs de son district.

Quand en 1940, on le retrouve à Vichy, le général Lafont (voir article de « Mémoire du scoutisme » à ce nom) n’hésite pas, en de telles circonstances, à faire appel à lui pour qu’il devienne CNE. Il va se dépenser à ce poste, soit à la direction de « Scout ». Au moment de cette nomination il devait écrire à l’un de ses amis prisonnier en Allemagne : « Nous ferons sauter la routine et le conformisme ».

Pierre-Louis Gerin, lance alors, depuis le Q.G. de Lyon « les Cigales » , équipes chantantes des troupes ; les spécialités de patrouilles d’où sortiront les initiations ; la campagne contre « le resquillage » ; le grand tournoi des « mains habiles » et les premiers camps spécialisés des chefs de Haute montagne. Au milieu de cette prodigieuse activité d’animateur, il trouve le temps d’effectuer tournées sur tournées, allant jusque dans les petites bourgades pour parler aux C.P. et empoigner les patrouilles en perdition.

Entre temps et se rappelant sa profession de décorateur, il tranforme le Q.G. provisoire de Lyon en « premier manoir de France ». Il construit encore en Savoie trois chalets où il projette une « vraie cité des jeunes ». Il réussit à faire évader des camarades restés prisonniers en Allemagne et franchit clandestinement plusieurs fois la ligne de démarcation, dont une fois déguisé en cuisinier de wagon-restaurant ! Il passe ainsi des messages. Il veut épuiser tous les espoirs, il accepte tous les risques, toutes les fatigues, toutes les audaces...

Envoyé par le Q.G. en mission d’inspection en Algérie pour visiter les groupes et les troupes à la fin de l’année 1941, Pierre-Louis Gerin réembarqua sur le « Lamoricière » dans la journée du 8 Janvier. Mais le 9, alors que le bateau se portait au secours du « Jumièges » en péril au large des Baléares, ce beau navire de la Cie Générale Transatlantique, était pris dans une violente tempête et ne tardait pas à sombrer entraînant dans les eaux ses 300 passagers et membres d’équipage. Il n’y avait pas eu de naufrage sur les lignes d’Algérie depuis le 11 février 1910 où le « Général Chanzy » avait sombré corps et biens au large de Minorque.

Les dernières consignes de Pierre-Louis Gérin furent :

« Chez nous on ne joue pas au gendarme et au voleur, ni aux quatre coins, on joue pour de vrai à un grand jeu de garçons, on campe, on chante comme on travaille »pour de vrai« , on s’aime entre nous »pour de bon« . Notre jeu est dur, rude, loyal. Il fait des hommes. A nous de choisir carrément. »

Les Deux Alpes (38860)

Croix des Scouts au sommet du Pied Moutet
Calvaire dit Croix des Scouts, au sommet du Pied Moutet (2339 m)


Agenda

 

2017

 

<<

Septembre

 

Aujourd’hui

LuMaMeJeVeSaDi
28293031123
45678910
11121314151617
18192021222324
2526272829301