Yvelines

vendredi 2 juin 2017

Moisson (78840)

Voir également le site.

Site du « Jamboree de la Paix » en 1947, en forêt, dans une boucle de la Seine.

Le Jam de Moisson fut le seul jamboree scout qui s’est tenu en France (du 9 au 20 août 1947)

Extraits de « Mémoire du scoutisme » ( p. 266-267)

Insignes du Jam (musée de Riaumont)
En 1947, deux ans après la fin de la seconde guerre mondiale, la France, désignée depuis longtemps, accueillit donc le 6e jamboree mondial qui eut lieu dans une boucle de la Seine, à Moisson, non loin de Mantes et à 70 kms à l’ouest de Paris. La fréquence de ces événements est d’environ quatre années. Le dernier avait eu lieu aux Pays-Bas en 1937 et, à cause de la guerre, le 6e jamboree fut reporté de 1941 à 1946 puis en 47, le Scoutisme Mondial ayant octroyé une année supplémentaire à un pays quasiment ruiné par 5 années de combats, de bombardements et 4 de pillages et d’occupation.

Malgré ces handicaps augmentés d’une crise aigüe de ravitaillement, la tenue réussie de cette manifestation fut une éclatante démonstration de l’imagination créatrice, de l’esprit d’initiative et du sens de l’accueil des Français de cette époque. Pendant une année, toutes les associations de scoutisme, alors en parfaite symbiose, avaient travaillé à cette gigantesque entreprise, partageant en équipes les responsabilités et l’organisation, aidées, il est vrai, par les pouvoirs publics.

Les grandes réalisations du « Jam »

  • L’entrée monumentale,
  • L’Allée des Nations,
  • Les Arènes,
  • Le Mont Blanc (hauteur 27 mètres), école d’escalade,
  • La tour à parachutes (Hauteur 16mètres),
  • Le Beffroi des Flandres (hauteur 27 mètres, monté en 6 jours) ,
  • Le « Pourquoi Pas », incroyable navire bâti sur la terre ferme avec ses haubans ( 40 mètres de long, 21 mètres de haut, 400 m2 de voiles). Réalisé et construit par les scouts de Lorraine. Il fut le « clou » de la manifestation,
  • Le phare de Bretagne avec sa lanterne de 150 kg. et de 1.000 W. Il envoyait du haut de ses 12 mètres un rayon alternativement bleu, blanc et rouge à 20 kms.

Et quelques chiffres...

  • Transports : 80 G.M.C., 133 jeeps, 50 motos, 40 autobus
  • Train Decauville : monté par le 5e Génie, il nécessitait 84 personnes pour l’entretien et l’exploitation.
  • Sécurité : Police du Jam, bains et police fluviale, contrôle à l’aide de 700 S.R.
  • Pompiers : 60 scouts-routiers et 6 sapeurs-pompiers professionnels avec 2 auto-pompes et 2 jeeps.
  • Eau : la prévision avait été de 300.000 litres/jour, la consommation atteignit le double et nécessita des coupures.
  • Boulangerie :les boulangeries tractées comprenaient 20 camion-fours et 10 pétrins. La consommation journalière fut de 30 tonnes.
  • Postes et téléphone : Le timbre spécial du Jamborée fut tiré à 2.875.000 exemplaires. Il y eut 615.000 expéditions postales pour une réception de 372.000 lettres ou colis.

Une véritable ville de toile

Du 9 au 20 août 1947 sur 600 hectares d’un vaste espace sablonneux mi-boisé, mi-landais, un immense camp, divisé en 15 sections, regroupait les provinces françaises qui accueillaient les délégations étrangères fortes de 15.000 membres. Au total, 30.000 garçons se retrouvèrent là en un gigantesque rassemblement où se côtoyèrent 43 pays regroupant toutes les races, toutes les religions et toutes les langues.

Aux 15 sous-camps provinciaux, s’ajoutaient ceux des Scouts-marins (dans une île de la Seine), de « l’Extension » (réservé aux scouts handicapés), des services, du Zodiaque pour les chefs de passage et surtout celui des visiteurs baptisé « Camp des Passereaux », accueillant pour 48 heures des unités en visite.

Au total, pendant ces 11 jours, plus de 250.000 personnes passèrent au camp de Moisson, y compris les délégations officielles : le président de la République Vincent Auriol, les corps constitués, le ministre de la jeunesse et des sports Pierre Bourdan, des généraux prestigieux comme de Lattre de Tassigny, ou Koenig, des prélats, des membres du clergé protestant, orthodoxe et juif.

La logistique d’une telle entreprise était assurée par plus de 5.000 routiers et 1.600 cheftaines pour offrir accueil, traduction, secrétariat, transports, sécurité incendie et police, boulangerie, laverie, soins médicaux, etc... Tous les effectifs des services payaient leur séjour : 3.000 F. de l’époque !

Une gare spéciale de campagne, tout en bois, avait été construite en liaison avec la S.N.C.F. et comprenait 17 quais pour garer les convois venus de toute la France, et les navettes régulières depuis la gare St. Lazare à Paris.

GIF - 1.3 ko JPEG - 10.9 ko Une quarantaine d’autobus permettaient de joindre les points principaux du camp et un chemin de fer Decauville (provenant de la ligne Maginot !) ceinturait le site pour en faire le tour en une dizaine de kilomètres. On y accédait en marche, car avec une allure très modérée, il n’avait pas été nécessaire de pratiquer des points d’arrêt.

Mais cet étrange caravansérail avait, en outre, des avenues, des rues, au total presque 25 kilomètres de voies. C’était en fait une immense ville de toile avec une arène grandiose de 10.000 places, 6 théâtres régionaux, un hôpital de 200 lits, des batteries de lavabos, de douches..... et un journal quotidien baptisé « Jamboree-France » tirant à plus de 50.000 exemplaires, avec des chroniques régulières en anglais, français, allemand, espagnol et même en arabe (18 langues différentes figurèrent dans l’ensemble des éditions).

Les activités, les spectacles et les cérémonies

Une grande semaine fut consacrée au jamborée proprement dit. Les manifestations prévues tendaient à favoriser les contacts personnels entre éclaireurs de pays différents. Non seulement chaque délégation pouvait présenter sur la vaste arène, ou sur les scènes des divers théâtres et des lieux de feux de camp, des démonstrations inspirées de ses traditions nationales, mais un programme inédit de jeux internationaux et d’épreuves techniques donnèrent l’occasion de s’apprécier et de mieux se connaître. Il y eut 62 ateliers techniques allant de l’orfèvrerie au tissage en passant par le lasso ou la prestidigitation.

Les spectacles furent variés et il y en eut pour tous les goûts : marionnettes, chansons, mîmes, mélodrames et music-hall. La Compagnie Grenier-Hussenot, directement issue du scoutisme par les « Comédiens Routiers », joua régulièrement « Orion le Tueur » pièce qui devait rester à l’affiche des années durant à Paris. On y vit encore les Compagnons de la Chanson soutenus par le Clan de l’Echiquier, ainsi que les Frères Jacques qui connurent les uns et les autres 40 années de succès mondial par la suite...

Le scoutisme catholique largement représenté eut son jour liturgique le 15 août, fête de l’Assomption de la Vierge Marie, avec une messe pontificale célébrée par le Cardinal Griffin, archevêque de Westminster devant une assistance considérable malgré l’heure matinale...

La Clôture

Elle eut lieu le lundi 18 août à 15 heures 30 dans l’arène. Un immense ballon représentant la terre avait été érigé en son centre et une ronde symbolique formée de délégations de tous les pays l’enserra de plus en plus près jusqu’à le soulever pour dire que les jeunes du monde entier voulaient faire un monde plus beau. Des dizaines de milliers de bras unis en une impressionnante chaîne s’élevèrent ensemble pour se dire au-revoir au moment du chant des adieux, et toutes les délégations à la file formèrent sur l’arène un immense noeud de carrick, symbole de ce jamborée de la paix et de l’espoir.

Ce fut une fête exubérante, à la fois de la jeunesse, du scoutisme et de la Paix retrouvée. L’importance inusitée d’une telle manifestation avec ses à-côtés pittoresques, ses mouvements de foule, ses spectacles ne laissa, cependant, jamais en dehors les aspects pratiques de la vie scoute. Il y eut place pour les jeux, les techniques et même les principes pédagogiques de la méthode, avec leurs particularités nationales ou régionales

Ce jamboree démontrait au sortir de la guerre l’immense vitalité des mouvements de scoutisme en France et l’intérêt d’un vaste public qui suivit cet évènement avec sympathie. Le président Auriol, lui-même, ne fit-il pas le salut scout lors de sa visite le 14 août ?

Dossier et journaux disponibles au Laboratoire Scout de Riaumont.
Plus d’info

Voir aussi de nombreux autres sites dont :

  1. la toile scoute
  2. honneur au scoutisme
  3. scout un jour
  4. chant de la flamme
  5. etc...

Versailles (78000)


Plaque sur la maison natale du Cardinal Richaud

Au 37 rue de la Paroisse, sur l’immeuble à droite de l’Eglise Notre Dame.

Maison du Cardinal Richaud
Aumônier Scout dès 1923, à la Troupe 1re Versailles du Lycée Hoche, il fit paraître les « Veillées de prières » (préfacées par le Chanoine Cornette) qui fut le vade-mecum de la spiritualité scoute avant la guerre. L’abbé Richaud (totémisé Loup féroce !) publia diverses brochures et des articles (cf. : « Les qualités du chef d’après saint Thomas d’Aquin » ’Le Chef’ n°13 de mars 1923)

Nommé en 1934, évêque auxiliaire de Versailles, il demanda que sa croix pectorale fût une croix potencée avec la devise « être prêt », ce que rappelait encore dans son anneau pastoral et certaines de ses mitres...

Il devint par la suite évêque de Laval, puis archevêque de Bordeaux de 1958 à sa mort en 1968.

Versailles (78000)

Efflam
Blason d'Efflam, ecuyer de Riaumont
Tombe d’Efflam Huon de Penanster (décédé en Somalie Pentecôte 1993) avec croix potencée des scouts de Riaumont.

Né le 29 janvier 1972, il fut scout et garçon de Riaumont.

Efflam fit sa promesse le 19 avril 1987 dans la patrouille des Tigres, avant de devenir C.P. des Lions. Routier, il s’engagea au 13e R.D.P et fut nommé Sous-Lieutenant au 9e R.C.P. Envoyé comme « casque bleu » en Somalie, il trouva la mort le 29 mai 1993.

Cf. 100 Scouts morts pour la France p. 299
Tombe d'Efflam avec croix potencée des scouts de Riaumont

Versailles (78000)

CARRICK : magasin des :

  • Scouts et Guides d’Europe (F.S.E.)
  • Scouts Unitaires de France (S.U.F.)
  • Éclaireurs Neutres de France (E.N.F.)

11 rue Vauban

78000 Versailles,

Tél. 01 30 21 13 56

Saint Cyr l’Ecole (78210)

Voir Clan Routier Militaire de Saint Cyr

Saint Germain en Laye (78100)

Place abbé Pierre de Porcaro

Devant l’Eglise où il fut vicaire, avec un buste en bronze représentant cet aumônier scout résistant (avec Michel Menu) mort pour la France en déportation à Dachau.

Saint Rémi lès Chevreuse (78470)

Au nord de Saint Rémi

Autel scout tout en bois (tenons mortaise)

Dans une pature qui accueille souvent des scouts, à la ferme de Rhodon.

Cet autel remarquable, construit par une patrouille en 2003, comme un « défi cîme »,
comporte tout un matériel liturgique en bois (légile, bougeoirs, toît)

Bures : (91440)

Base SGDF

Meulan-Hardricourt (78440)

Jambville est du côté de Mantes-la-Jolie

Camp-école des Scouts de France, avec une Statue murale de St Louis portant la croix potencée ( offerte par la province de Savoie)

Extraits de « Mémoire du scoutisme » ( p. 222) :

« Le château de Jambville est un bâtiment de moyenne importance comprenant une partie Renaissance et des ajouts des XVIIème et XVIIIème siècles, mais surplombant une propriété de 52 hectares en prairies et bois, close de murs. Ses sous-bois aux essences variées y abritèrent jadis des espèces sauvages y compris quelques cerfs. Dans de vastes clairières, il est possible d’organiser des rencontres et des camps, où plusieurs milliers de tentes permettent de faire coucher jusqu’à 20 ou 30.000 membres du mouvement.

C’est au cours de l’année 1951, alors que le camp-école de Chamarande, illustré par le Père Sevin, avait été repris par la famille qui le concédait, que l’Equipe Nationale, après de nombreuses recherches et une concertation générale, décida d’acquérir la propriété de Jambville, au nom assez prédestiné par sa consonance, pour en faire son nouveau camp-école et un lieu permanent de rencontres, de camps et de sessions. C’est au cours des journées de Pentecôte 1952 qu’il fut décidé de reprendre la tradition des « Journées Nationales » que « Jambville » fut définitivement inauguré de façon officielle, au cours d’un camp tenu dans le parc et baptisé « le Camp de la Flamme ». A cette occasion, sur une musique de César Geoffray et des paroles de E.J. Regrettier, l’hymne « La flamme de Jambville » fut créé et chanté par les quelque 10.000 participants.

Jambville
Jambville devait par la suite être le témoin des grandes dates des Scouts de France, car c’est là que se passèrent les évènements marquants intervenus au fil des années. Journées nationales, stages de formation de chefs, camps expérimentaux, rallyes de toutes sortes ...

Le 60e anniversaire de la fondation en 1981 fut célébré par une grande fête à Jambville, le 3 Octobre 1981, Dominique Bénard étant C.G. Le programme comportait une animation permanente avec une exposition sur le mouvement : « La mémoire vivante des SDF », un chapiteau « amitié », 60 ans de Route /SDF et des colloques. Sur le vaste terrain du château, on comptait 4 « villages » : celui des Louveteaux, des Scouts, des Pionniers et des Compagnons. Parmi les nombreuses démonstrations qui se déroulèrent notons des jeux scéniques, des bateleurs, des jongleurs, des Clowns, des Saltimbanques et la chorale « A cœur à Joie ».

A titre indicatif une manifestation s’y déroule régulièrement tous les 4 ans et retient l’attention de la presse par son importance. Il s’agit du « Jamboree bleu » de la branche scoute (ex-rangers). Ainsi en mai 1991, 18.000 garçons de cette branche se retrouvèrent et campèrent sur ce haut lieu du mouvement. Madame Frédérique Bredin, ministre de la Jeunesse et des Sports honora de sa présence ce petit Jamboree. Il en fut de même en 1995 avec une participation encore plus élevée. »


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